The English version of this blog can be found further down after the French version.
***
Notre projet Les vies créatives des universités africaines est à mi-parcours, avec la majorité de nos membres ayant terminé leur travail de terrain et étant rentrés à Bristol pour l’analyse des données empiriques. Alors que nous nous plongeons dans cette analyse, ou avant de le faire, nous réfléchissons collectivement à la manière dont s’est déroulé le travail de terrain au Bénin, au Cameroun et au Sénégal (cas où le travail de terrain a été effectué jusqu’à présent).
En particulier, nous réfléchissons à la manière dont nous avons réalisé la recherche-action participative de manière singulière dans chaque cas. Ce billet de blog, ainsi que plusieurs autres à venir, feront le point de mes rélexions (Monique Kwachou) en tant qu’associée de recherche chargée de l’étude de cas camerounais, de mes collègues travaillant sur les autres études de cas et des étudiants co-chercheurs avec lesquels nous avons travaillés.
Pour lancer cette série, je partagerai ma propre réflexion sous forme d’interview. Considérez cela comme une sorte d’auto ou d’égo-interview où je me pose des questions sur “Comment la RAP de l’AFRIUNI a vu le jour ?”
- Qu’est-ce qui a motivé le choix de la recherche-action participative pour ce projet, et qu’est-ce qui en détermine la pertinence en comparaison à d’autres méthodologies de recherche ?
Il est important de noter que le projet AFRIUNI a été conçu avec la co-production participative de connaissances à l’esprit. La Recherche-Action Participative (RAP) fut intégrée dans la proposition initiale avec l’un des objectifs suivants : “ placer la co-production, les méthodes participatives et (lorsque c’est possible) numériques au cœur de la recherche intellectuelle, dans l’intérêt de cultiver des modes de travail coopératifs, collectifs et un dialogue ouvert ”. Ainsi, le choix d’utiliser la RAP pour l’étude de cas camerounais était en quelque sorte prédestiné. Cependant, je peux dire que ce choix a été renforcé par la nécessité de comprendre les vies créatives de l’étude de cas mais également de le faire de manière créative. La RAP est l’une des rares méthodologies qui favorise l’unicité individuelle car, même si les outils sont identiques, la manière dont les gens les utiliseront aboutira à des résultats différents. La co-création des outils permet également une plus grande diversité d’idées sur la manière de regarder, penser et analyser une réalité quelconque.
L’étude de cas camerounais, en l’occurrence l’Université de Yaoundé 1 (UNIYAO 1), est sans aucun doute la plus éclectique en termes de caractéristiques démographiques et linguistiques. Alors que les interviews et autres méthodologies consultatives susciteraient une connaissance approfondie des expériences de quelques-uns (et cette méthode a également été utilisée), les méthodologies consultatives ne produiraient qu’une forme de connaissance de personnes très différentes (les réponses d’interviews, même si elles sont diverses, restent des réponses d’interviews). Cependant, avec la RAP, les formes de connaissances découvertes ou plutôt développées sont aussi variées que les chercheurs engagés.
De plus, ce qui rend la RAP non seulement pertinente mais presque nécessaire pour ce projet, c’est la prise de conscience des limites d’un chercheur externe. Bien que camerounaise, je ne fais pas partie de la communauté de l’UNIYAO I ; pour cerner parfaitement l’expérience vécue par les personnes de cette communauté, je devrais les engager au-delà du niveau consultatif. En travaillant avec des questions préexistantes, je ne saurais même pas toutes les possibilités de ce qui pourrait être demandé. Co-rechercher avec des membres de la communauté a garanti la prise en compte de leur parole sur les interrogations visées par le projet tout en nous donnant une perspective interne précieuse.
2. Comment l’expérience de la RAP à UNIYAO I a-t-elle été co-construite ?
Pour ce qui concerne le cas de l’UNIYAO I dans le projet AFRIUNI, l’emploi d’une méthodologie participative a été effectué via un cours de Recherche-Action Participative (RAP). Ce cours a été modelé sur le cours universitaire moyen qui dure en moyenne 12 à 14 semaines (la durée moyenne d’un semestre) avec un volume horaire de 4 heures de co-création/enseignement/apprentissage par semaine.
En tant que cours de RAP, il n’y avait cependant pas de hiérarchie enseignant/apprenant. Les étudiants (de tous niveaux et de diverses disciplines artistiques et littéraires) ont été engagés, y compris l’associé de recherche, en tant que parties prenantes clés de la communauté universitaire. Cette équipe a collaboré à l’élaboration d’un plan de cours avec des sujets à couvrir, des activités pour l’engagement en classe, des devoirs pour l’évaluation afin d’atteindre les objectifs d’apprentissage, etc.
En travaillant en tant que pairs, semaine après semaine, avec ce plan de cours, nous avons – en tant que chercheurs pairs – exploré, documenté et évalué l’institution universitaire de manière collaborative. Le cours de RAP était, en lui-même, une expérience de décolonisation de la salle de classe : les règles d’engagement ont été fixées de manière collaborative, l’interprétation du français vers l’anglais a été mise en place pour encourager la prise de parole des co-chercheurs dans la langue de leur choix, les sources de nos connaissances et croyances ont souvent été interrogées (Qui a écrit notre matériel de lecture ? Sur quoi repose cette croyance ?), l’apprentissage s’est fait en dehors des quatre murs d’une salle de classe du campus avec des visites de musées et l’exploration du campus. Ainsi, personne n’était « le spécialiste » de quoi que ce soit, excepté de ses propres expériences vécues. De la sorte, les résultats d’apprentissage pouvaient être articulés de diverses manières.
À la fin des douze semaines, les étudiants avaient soumis 3 devoirs (un fait en collaboration et un autre individuellement) et un projet de semestre de leur auto-expression qui sera exposé dans les mois à venir. Mais surtout, les chercheurs avaient réfléchi ensemble sur ce que l’UNIYAO I était, est et pourrait être dans le futur.
3. Comment l’expérience de recherche précédente (avec la RAP ou avec une autre méthodologie) se compare-t-elle à l’expérience dans ce cas-ci ?
J’ai observé quelques projets de RAP dans le passé, mais je n’en ai dirigé qu’un seul auparavant – ma recherche doctorale qui employait l’analyse participative comme méthode pour le travail de terrain. Une chose que j’ai apprise c’est qu’aucune expérience de RAP ne ressemble à une autre. Comme je l’ai mentionné plus haut, même si les outils sont les mêmes, la manière dont les différents co-chercheurs les utilisent conduira à une différence dans les résultats, encore plus lorsque ces recherches sont menées dans des contextes différents.
Cette expérience de RAP fut très différente de l’expérience que j’en ai faite lors de mes études doctorales : plus de temps signifiait une meilleure connaissance des co-chercheurs et cette proximité permettait une interprétation beaucoup plus collaborative ; plus de diversité dans l’effectif des étudiants impliquait plus de perspectives à observer : et plus de financement permettait aux co-chercheurs de s’exprimer dans des activités que je n’aurais pas pu engager en tant que doctorante. Mieux, avoir une expérience de la RAP préalable au projet AfriUni signifiait que je savais mieux comment me rendre sur le terrain camerounais « moins » en tant que chercheuse et que j’étais capable d’encourager un réel équilibre dans le processus de co-création. Je crois qu’il s’agit, là, d’un défi permanent pour quiconque mène une RAP. Cette méthode nécessite un processus de déhiérarchisation qui sera renouvelé par chaque expérience de RAP. En clair, il est question d’apprendre à co-créer plus équitablement et faciliter la production de connaissances plutôt que de la diriger.
4. Quels sont certains des défis les plus importants auxquels vous avez été confronté lors de la conduite de la RAP, et comment les avez-vous abordés ? Quels problèmes éthiques avez-vous notés au cours de cette expérience ?
Conduire une RAP a ses défis et ses problèmes éthiques comme toute autre méthode. En tant qu’associés de recherche distribuant des fonds pour le transport des co-chercheurs et gérant d’autres transactions administratives, ainsi qu’en étant plus âgé et plus qualifié académiquement que les participants, il existe un fossé qu’on ne peut nier. Cet écart doit être reconnu et déconstruit pour permettre aux co-chercheurs de se sentir libres et vraiment comme des pairs. Je l’ai vécu comme un succès lorsque les étudiants se sont sentis suffisamment libres pour se moquer de moi lors d’un jeu de charades. Dans notre contexte, on ne rirait pas de quelqu’un que l’on considère comme détenant un pouvoir hiérarchique sur nous.
Il y avait également le défi d’embrasser l’utilisation de langues diverses dans les interactions. Le pari du multilinguisme signifiait que les cours seraient souvent plus longs que prévu initialement parce que tous les propos devaient être traduits pour s’assurer de leur compréhension par l’ensemble de l’équipe. J’ai également noté la question éthique de l’absence d’anonymat et du risque que cela posait à la sécurité dans les prises de parole, surtout lors de discussions sur des sujets politiques ou des sujets socialement sensibles comme la marginalisation linguistique, le harcèlement sexuel sur le campus, etc.
Bien sûr, il y avait aussi les défis de la bureaucratie qui rendaient difficile la mise en œuvre de nos recherches dans ce contexte. Par exemple, dans le cadre de leurs investigations, les étudiants co-chercheurs avaient besoin d’un permis de recherche pour prendre des photos d’un campus auquel ils appartiennent.
5. À votre avis, qu’est-ce qui détermine la réussite ou l’échec de l’utilisation de la méthode RAP ? Quels sont les principaux déterminants du succès et/ou de l’échec ?
Je pense que le « succès » ou l’« échec » d’une méthode de recherche est perceptible dans sa capacité à faire avancer la compréhension ou la réponse aux objectifs et questions de recherche. Avec ce critère comme jauge, je dirais que le succès d’une approche RAP réside dans l’engagement de l’ensemble des co-chercheurs et leur compréhension des objectifs ainsi que du sujet de recherche. Si une compréhension commune et approfondie de la question recherchée a été établie et que tous les co-chercheurs en sont venus à considérer la recherche comme la leur en s’étant investis avec curiosité et dans un esprit collaboratif, c’est une grande victoire. En revanche, si ce niveau de collectivité n’est pas atteint, il est fort probable que la méthode RAP ne parvienne pas à atteindre adéquatement les objectifs.
Je donnerai ci-dessous une liste d’éléments comme caractéristiques d’une méthode RAP réussie. Je les avais en vue lors de la mise en œuvre du cas camerounais :
- Le pouvoir épistémique est-il partagé entre tous les participants (par pouvoir épistémique, j’entends les connaissances et les outils nécessaires pour rechercher en tant que pairs) ?
- Le projet permet-il une grande variété de façons de connaître/produire des connaissances afin que les membres aient des options sur la manière d’aborder leur création de connaissances de recherche ?
- Les activités et interventions réalisées sont-elles recommandées par les co-chercheurs et acceptées par eux ?
- Les co-chercheurs et la communauté à laquelle ils appartiennent bénéficient-ils de quelque chose qu’ils ont des raisons de valoriser grâce au projet ? (C’est-à-dire, en dehors de la création de connaissances épistémiques qui pourraient être bénéfiques à long terme mais qui ne profiteraient pas directement aux co-chercheurs de la communauté autant qu’au chercheur principal)
6. Quelles sont les prochaines étapes, après ce travail de terrain, que faire avec toutes les données recueillies ?
La RAP produit souvent des matériaux qui, par le biais des activités et interventions entreprises, sont en quelque sorte déjà analysés et tiennent lieu de « produits finis ». Je prendrai, à titre d’exemple, une carte du campus co-créée au cours des ateliers. Cette carte sera affichée sur le campus de l’UNIYAO I pour que tous les étudiants de l’université en tirent profit. Cependant, le matériel généré par notre approche RAP sera utilisé pour compléter les résultats d’autres méthodes utilisées (interviews et enquêtes) afin que les conclusions de recherche sur lesquelles nous écrirons soient parfaitement étayées et que les résultats que nous publierons soient aussi diversifiés que les populations que cette recherche envisage toucher/impacter.
7. Que pensez-vous que les participants ont tiré de cette expérience ?
Je préfère ne pas parler au nom des participants. Dans les prochains blogs, les étudiants co-chercheurs partageront eux-mêmes ce que cette expérience a représenté pour eux.
******************************************************************************************************************************************************************************
The lifespan of our Creative Lives of African Universities projects is at a midway point, with most of our members having completed fieldwork and returned to Bristol with some empirical data for analysis. As we dive into that, or before we do, we are collectively reflecting on how the fieldwork went in Benin, Cameroon, and Senegal (cases where fieldwork has been conducted thus far).
In particular, we are reflecting on how we did participatory action research uniquely in each case. This blog post and several more to follow will be byproducts of such reflections by myself (Monique Kwachou) as the research associate charged with the Cameroonian case study, my colleagues working with the other case studies and the student co-researchers we worked with.
To kick off this series, I’ll share my own reflection in interview form. Consider this an interview with myself on “How the PAR strand of the AFRIUNI project came to pass?”
***
- What motivated the choice of participatory action research for this project, and what determines its suitability vis a vis other research methodologies?
It is necessary to note that the AFRIUNI project was constructed with participatory co-production of knowledge in mind. Participatory Action Research (PAR) was embedded in the initial proposal with one of the aims outlined as “A3. To place co-production, participatory and (where feasible) digital methods at the heart of intellectual enquiry, in the interests of cultivating cooperative, collective modes of working and open dialogue”. So the choice of using PAR for the Cameroonian case study was in some way pre-ordained. However, I can say this choice was reinforced by the need for this project to not only capture the creative lives of the case study but to do so creatively. PAR is one of the few methodologies that fosters individual uniqueness as no matter if given the same tools, the way people will use them would result in different outcomes. The co-creation of the tools also ensures a wider pool of ideas of how anything can be looked at, thought about and/or analyzed. The Cameroonian case study- UNIYAO I – is undoubtedly the most eclectic in terms of demographic and linguistic features, while interviews and other consultative methodologies would arouse in-depth knowledge on experiences on a few (and this method was equally used), consultative methodologies would bring out one form of knowledge from very different people (interview responses even if the responses are diverse will still be interview responses). However, with PAR, the forms of knowledge unearthed or rather developed are as varied as the researchers engaged.
Moreover, what made PAR not only suitable but almost necessary for this project is the awareness of the limitations of an external researcher. Even though Cameroonian, I am still a non-member of the UNIYAO I community; to truly capture the lived experience of people in this community I would need to engage them beyond the consultative level. Engaging with them with pre-existing questions I wouldn’t even know all the possibilities of what could be asked. Co-researching with members of the community, ensured that they had a say in what was interrogated and how, lending us a much-needed insider perspective.
2. How was the PAR experience at UNIYAO I co-constructed?
As regards the UNIYAO I case of the AFRIUNI Project, the employing of a participatory methodology was done via a Participatory Action Research (PAR) Course. This course modelled the average university course which runs on average 12-14 weeks (average length of a semester) with an average of 4 hours of co-creating/teaching/learning per week.
students of UNIYAO I.
As a PAR course, however, there was no teacher/learner divide. Students (of all levels and various art/humanities disciplines were engaged along with the research associate as key stakeholders of the university community and collaboratively led the development of a course outline with topics to be covered, activities for classroom engagement, assignments for evaluation to meet learning outcomes etc.
Working as peers week by week with this course outline, we- as peer researchers- collaboratively explored, documented, and evaluated the institution. The PAR course in itself was an experience of decolonizing the classroom; rules for engagements were collaboratively set, interpretation between French to English was set in place to encourage expression in the language of choice, the sources of our knowledge and beliefs were often interrogated (who wrote our reading material? What is this belief rooted in?), learning was done outside the four walls of a campus classroom with visits to museums and campus exploration, no one was an “expert” of anything except their own lived experiences, and learning outcomes could be articulated in a wide variety of ways…
At the end of 12 weeks, students had submitted 3 assignments (one done collaboratively and one done individually) and a term project of their self-expression which shall be exhibited in the months to come. But most of all, the researchers had collaboratively pondered on what UNIYAO I was, is and could be in future.
3. How did previous research experience (with PAR or with other methodology) compare to the experience in this instance?
I’ve observed a few PAR projects in the past, but led only one previously- my doctoral research which employed participatory analysis as a method in fieldwork. One thing I have come to affirm is that: no two PAR experiences are the same. As I mentioned earlier, even if given the same tools how different humans use them will make for difference in outcomes, especially when in different settings.
This experience of PAR was very different from my PAR experience in doctoral studies; more time meant getting to know co-researchers more and this made more collaborative sense-making, more diversity in terms of students meant more perspectives to be captured, and more funding meant co-researchers could be encouraged to express their desires for activities I couldn’t engage in as a doctoral students. Above all, having previous experience meant I knew better how to make myself ‘less’ as the researcher and encourage more equilibrium in co-creating; I believe this is a continuous challenge for one conducting PAR and something that will be developed with every experience of PAR, learning how to co-create more fairly, and facilitate knowledge production rather than lead it.
4. What are some of the most significant challenges you have faced in conducting PAR, and how have you addressed them? What ethical issues did you note during this experience?
Conducting PAR has its challenges and ethical issues as any other method. As research associates disbursing funds for co-research transport and handling other administrative transactions, as well as being older and more academically qualified than participants, there is an existing gap which cannot be denied. It must be acknowledged and deconstructed to enable co-researchers to feel free and really as peers. I saw it as a success when students were free enough to make jokes about me during a game of charades; in our context, one wouldn’t laugh at one they felt wielded hierarchical power over them.
There was equally the challenge of embracing diverse language usage in interactions; it meant that classes were often longer than initially planned because everything needed to be interpreted to ensure collective comprehension. I also noted the ethical issue of lack of anonymity and the risk it posed to the safety of expression especially when discussing political or socially sensitive topics like linguistic marginalization, sexual harassment on campus etc.
Of course, there were also challenges of red tape/bureaucracy that rendered implementation in this context difficult e.g students needing permits from a high office to take photos of a campus to which they belong as part of their term projects.
5. What, in your opinion, determines if the use of the PAR method for this research has been ‘successful’ or not? What are the key determinants of success and/or failure?
I opine that the ‘success’ or ‘failure’ of a research method is found in if [and the extent to which- it furthers} understanding of/response to the research aims and questions. With that as a gauge, I would say the success of a PAR approach lies in how well the co-researchers have been engaged and made to understand the aims and subject of the research. If a strong common understanding of the issue being researched has been established and all have come to take the research as theirs and are equally invested, curious and collaborative that is a major win. On the other hand, if that level of collectivity is not achieved then it is highly likely that the PAR method will not adequately achieve the aims.
I also find the following to be features of a successful PAR method and looked for them when implementing in this case:
- Is epistemic power shared across all involved (by epistemic power, I mean the knowledge and tools necessary to research as peers?
- Does the project allow for a wide variety of ways of knowing/generating knowledge so that members have options on how to go about their research knowledge creation?
- Are activities and interventions carried out recommended by co-researchers and agreed upon?
- Shall co-researchers and the community to which they belong benefit something they have reason to value from the project? (i.e aside from epistemic knowledge creation which might be beneficial long term but would not directly benefit community co-researchers as much as the P.I)
6. What next? After such fieldwork, what is to be done with all the data?
PAR often produces material which by way of the activities and interventions undertaken are somewhat already analysed and “finished outputs” e.g a campus map which was co-created during the process will be planted on the UNIYAO I campus to benefit all students. However, material generated by way of our PAR approach will be used to complement findings from other methods used (interviews and surveys) so research findings being written on will be well substantiated and so that research outputs we put out will be as diverse as the populations this research endeavours to reach/impact.
7. What do you think the participants gained from this experience?
I would rather not speak for the participants, in subsequent blogs, student co-researchers will share for themselves what this experience meant for them.
Je fais partie des étudiants co-chercheurs du cas du Cameroun ayant pris part au 12 semaines de cours. Ce texte n’est que la description exacte de ce qui a été vécu au sein de nos 12 semaines de cours RAP. Monique a juste été superbe. Nous avons vécu une expérience inoubliable et je pense qu’on gagnerait à capitaliser cette méthode RAP au sein de notre système éducatif dans lequel on croit encore à la toute puissance connaissance d’un seul individu que les autres doivent écouter. Avec le RAP, il y a une certaine facilité à co-créer et à co-construire et de cette façon, le monde évolue très vite. En toute liberté et en respectant les principes de chacun, nous avons participé à faire de ces 12 semaines de cours, un souvenir de vie.
Salut! Je fais partie des étudiants co-chercheurs qui ont eu le privilège de bénéficier des douze semaines de cours de la RAP en terre camerounaise. J’ai trouvé cette méthodologie particulièrement intéressante dans la mesure où elle permet de construire ensemble, ce qui favorise une collecte rapide des données et produit un résultat magnifique à la fin puisque chacun aura apporté sa spécificité dans le travail. Elle m’a également permis d’agrandir mon champs de vision et d’acquérir de nouvelles connaissances et perspectives car nos différences de niveaux et de filières au sein du même groupe lors des cours, m’ont apporté un plus et suscité en moi le désir de faire plus en ce qui concerne mes études et le développement de mon pays.
Afriuni , vies créatives des universités africaines , un projet enrichissant sous-tendu par la RAP. Cette approche permet de decomplexifier le domaine de la recherche en donnant aux co chercheurs l’occasion de s’exprimer aisément. L’idée de décoloniser sied parfaitement au contexte épistémique africain actuel . L’Afrique est pétrie de talents intellectuels . Et la RAP par son mode opératoire vient démystifier la recherche en la rendant moins élitiste. L’étude du cas de la mère des universités du Cameroun à savoir l’université de Yaoundé 1 a permis à plus d’un de découvrir ou de redécouvrir ce que fut et ce qu’est ladite institution. Il faut le dire cette recherche a savamment été menée par les chercheurs associés qui à mon sens ont conduit ce cours à son terme avec brio en dépit de quelques difficultés. Au demeurant la RAP telle qu’apprehendée sous leur mentorat semble être l’approche idoine pour déconstruire et reconstruire , voire repenser les universités africaines .